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Google DeepMind lance son accélérateur robotique européen et sélectionne 15 startups, dont la française Robeauté

Par La Rédaction ⏱ 3 min de lecture

Google DeepMind élargit ses ambitions au monde physique. Le laboratoire d’IA a lancé le Google DeepMind Accelerator: Robotics Europe, un programme intensif de trois mois destiné à pousser 15 jeunes startups robotiques de tout le continent. Objectif affiché : réduire l’écart entre la recherche de pointe en IA et ses applications concrètes.

Trois mois pour passer du labo au produit

La promotion démarre à Londres. Les startups sélectionnées obtiennent un accès à l’infrastructure d’IA avancée de Google, dont ses modèles propriétaires Gemini Robotics, ainsi qu’un mentorat technique poussé assuré par des experts de Google DeepMind et de Google. Le programme cible l’IA incarnée, c’est-à-dire les systèmes capables de percevoir, raisonner et agir dans un environnement physique.

Les domaines couverts sont variés : santé, industrie manufacturière, solutions climatiques et logistique. Le fil conducteur reste le même, transformer une recherche ambitieuse en produits robotiques tangibles. Les mentors accompagnent les fondateurs sur le chemin compliqué qui mène du concept au déploiement à grande échelle, en insistant sur la capacité à opérer de façon sûre et efficace dans le réel.

La France et l’Europe dans la course

Plusieurs pépites européennes figurent dans la sélection. La française Robeauté développe des microrobots pour diagnostiquer et traiter des pathologies neurologiques. La danoise Qualia construit une infrastructure pour déployer des modèles de fondation robotiques dédiés à l’automatisation. La suédoise Staer utilise la vision par ordinateur pour bâtir des modèles spatiaux 3D facilitant la navigation des robots. La britannique Touchlab, elle, met au point une peau électronique offrant aux robots un toucher haute résolution.

Ces profils illustrent la dynamique qui traverse la robotique et les systèmes intelligents en Europe. Ils montrent aussi que le continent dispose d’une recherche solide, mais souffre encore d’un déficit de moyens pour industrialiser. C’est précisément cette marche que l’accélérateur cherche à combler.

Un pari stratégique sur l’IA physique

Pour Google DeepMind, l’opération s’inscrit dans une stratégie plus large autour de l’IA incarnée. Donner à des startups l’accès aux modèles Gemini Robotics et à l’expertise maison, c’est aussi nouer très tôt des liens avec l’écosystème qui fabriquera la prochaine génération de robots. Pour l’Europe, l’enjeu est de garder sur son sol des équipes qui, faute de financement et d’accompagnement, finissent souvent par traverser l’Atlantique. La bataille de l’IA physique ne se joue plus seulement dans les laboratoires, mais dans la capacité à transformer la recherche en machines qui travaillent vraiment.