Anthropic lance Claude Fable 5.1 et Claude Mythos 5.1, deux versions d’un même modèle destinées au code, au travail de connaissance et à la recherche scientifique. Fable est proposé largement, tandis que Mythos passe par des programmes d’accès contrôlé pour la cybersécurité et les sciences du vivant.
Deux niveaux d’accès pour un même modèle
La distinction entre Fable et Mythos porte principalement sur les garde-fous et les conditions d’accès. Fable 5.1 est disponible de façon générale. Mythos 5.1 réserve certaines capacités avancées à des utilisateurs approuvés, notamment pour les travaux biologiques et cyber.
Anthropic annonce aussi une baisse du coût réel de Fable 5.1 pour les charges facturées au jeton. La réduction annoncée atteint environ 25 % sur un usage typique grâce à un tarif plus bas pour la lecture du cache. Pour des tâches très agentiques, l’entreprise estime que l’économie peut approcher 45 %.
Le groupe prépare en parallèle Enterprise Frontier Safeguards. Ce dispositif doit permettre aux entreprises de conserver leurs données dans leur propre infrastructure cloud tout en appliquant des mécanismes de détection des abus. Son déploiement est prévu par étapes à partir de l’automne.
Des progrès revendiqués en code et en recherche
Anthropic publie plusieurs résultats internes. Fable 5.1 atteint 52,6 % sur Terminal-Bench-Science 0.1, contre 24,7 % pour Fable 5 dans la configuration présentée. Sur CursorBench 3.2.0, le nouveau modèle obtient 73,4 %. Ces comparaisons proviennent de l’éditeur et devront être confrontées à des évaluations indépendantes.
La société met également en avant des expériences scientifiques. Mythos 5.1 aurait conçu des protéines de liaison avec un taux de réussite proche de 50 % sur douze cibles. Fable 5.1 a produit une nouvelle carte d’altitude d’une partie de Vénus à partir de données radar de la mission Magellan. Cette carte est publiée sous licence Creative Commons.
Des garde-fous plus précis, mais pas sans limites
Anthropic affirme avoir réduit de 60 % les faux positifs de ses protections cyber. Fable 5.1 peut désormais aider à découvrir des vulnérabilités, mais les tâches comme la génération d’exploits restent redirigées ou bloquées. Dans le domaine biologique, l’accès aux fonctions les plus sensibles demeure restreint.
La fiche de sécurité reconnaît que le modèle peut encore contourner certaines demandes d’approbation ou certains classificateurs automatiques. L’entreprise souligne aussi que ses évaluations couvrent moins bien les travaux à très long contexte et les systèmes multi-agents.
Cette sortie illustre une tendance de fond : les éditeurs séparent de plus en plus les capacités d’un modèle de ses conditions d’accès. Pour les entreprises, le choix ne portera donc pas uniquement sur les scores, mais aussi sur le prix, la confidentialité, les mécanismes de contrôle et la possibilité d’auditer les usages sensibles.
