Chine et Asie

Cent robots réunis à InnoEX Hong Kong révèlent le vrai niveau des humanoïdes, entre prouesses de dextérité et batteries à plat

Par La Rédaction ⏱ 3 min de lecture

Les humanoïdes gagnent des marathons et décrochent des postes en usine. Mais après quelques jours passés au milieu d’une centaine de robots au salon InnoEX de Hong Kong, un constat s’impose : un gouffre sépare encore la vidéo de démonstration virale et la réalité du terrain.

La Chine mène, mais la batterie freine

Sur trois jours, humanoïdes, robots chiens et machines en tout genre se sont disputé l’attention des visiteurs. Le salon a montré à la fois les avancées réelles du secteur et les obstacles qui le séparent encore du battage médiatique. La Chine est clairement en tête. Mais même les humanoïdes les plus aboutis restent bridés par l’autonomie.

Une étude de 2026 le confirme : plus les robots bipèdes deviennent autonomes, plus leurs mouvements épuisent les réserves d’énergie disponibles. Sur le stand, plusieurs modèles affichaient une dextérité de main et une mobilité d’articulation impressionnantes. Quand ils étaient chargés, du moins. Plusieurs sommeillaient debout, le temps de reprendre des forces.

Les mains, vraie vedette du salon

Le pékinois Linkerbot a montré pourquoi il domine le marché de la main robotique avec un groupe d’humanoïdes musiciens. L’entreprise affirme produire les mains avec le plus grand nombre de degrés de liberté à ce jour. Rien sur place n’a démenti cette ambition.

Autre acteur de Pékin, Galbot exposait son modèle G1, capable d’aller chercher un article commandé sur un écran et de le livrer, quitte à le lancer à travers le comptoir. À Shenzhen, la startup EngineAI a impressionné avec l’agilité de son humanoïde PM01, même si l’exemplaire du salon semblait épuisé. Le shenzhenois DX Intech, lui, a remporté le prix officieux de la vallée dérangeante avec ses robots au visage troublant de réalisme, montés sur une base à roulettes.

Entre vitrine et usine, le chemin reste long

Le plus connu du lot, UBTech, présentait son Walker S2. Là encore, le robot faisait la sieste en position debout. L’image résume bien l’état du secteur. Les démonstrations spectaculaires existent, mais la fiabilité, l’endurance et la mise au travail réelle restent les vrais défis.

Concrètement, InnoEX a offert un instantané honnête : la robotique humanoïde chinoise progresse à un rythme remarquable sur la dextérité et le mouvement, tout en butant sur l’énergie. Le reste de l’année devrait dire lesquels de ces noms passeront du stand d’exposition à la chaîne de production.

Source : reportage New Atlas au salon InnoEX, Hong Kong.

🤖 Robots mentionnés dans cet article