Maximo Robotics affirme avoir franchi le cap des 300 000 tâches réalisées par ses robots sur des chantiers solaires aux États-Unis. La société met en avant un gain de productivité mesuré auprès des équipes qui utilisent sa plateforme Max 4.0.
L’entreprise américaine a annoncé ce résultat le 29 octobre. Ses systèmes interviennent dans le cadre de contrats de robotique à la demande, facturés selon les tâches effectivement terminées. Maximo indique travailler avec six grands groupes d’ingénierie et de construction sur des sites situés notamment en Californie, au Texas, dans l’Illinois et dans l’État de New York.
Des panneaux solaires manipulés sur le terrain
Les tâches comptabilisées comprennent la prise, le déplacement et le positionnement de modules photovoltaïques lourds. La machine doit les déposer avec une précision millimétrique avant leur fixation. Maximo prépare aussi des fonctions couvrant l’attache des panneaux et la logistique interne du chantier.
Le constructeur présente Max 4.0 comme un ensemble associant matériel robotique, vision, planification et supervision de flotte. Le module logiciel Cortex traite la perception et le mouvement, tandis que la couche IQ collecte les données d’exploitation et suit la performance des systèmes déployés. Chaque intervention doit ainsi alimenter les prochains cycles d’entraînement et de préparation des missions.
Un débit annoncé 2,5 fois supérieur
Selon les chiffres communiqués par Maximo, les équipes opérant avec Max 4.0 installent 2,5 fois plus vite par personne et par heure que lors d’une pose manuelle. Cette comparaison provient de l’entreprise et devra être confirmée sur une plus grande diversité de sites, de configurations et de conditions météorologiques.
Primoris Services Corporation, l’un des groupes de construction partenaires, explique avoir intégré le robot à ses opérations et participé à son amélioration sur le terrain. Le modèle économique lie directement la rémunération de Maximo au volume réalisé, ce qui réduit l’écart entre une démonstration technique et une machine réellement productive.
Trois millions de tâches visées en 2027
Maximo dit disposer d’un portefeuille avancé représentant dix fois son activité actuelle. La société prévoit trois millions de tâches supplémentaires en 2027, correspondant à 1,5 GW de capacité solaire installée sur des projets déjà identifiés. Elle veut ensuite adapter sa plateforme à d’autres opérations répétitives de construction, comme l’alimentation de postes, la fixation, la logistique et le nettoyage de site.
Notre analyse
Le seuil des 300 000 tâches est intéressant parce qu’il mesure une production cumulée et non une simple durée de fonctionnement. La facturation à la tâche oblige aussi le fournisseur à démontrer la disponibilité et la cadence de ses robots. Les données publiées restent toutefois celles de Maximo : il manque encore des mesures indépendantes sur les arrêts, le coût complet, la sécurité et la qualité de pose.
Le solaire à grande échelle constitue un terrain favorable à cette automatisation. Les objets sont standardisés, les gestes se répètent et la masse des panneaux crée un besoin ergonomique évident. Si les résultats annoncés se maintiennent, Maximo pourrait disposer d’un cas d’usage industriel concret pour la robotique dite « physique », loin des seules démonstrations en laboratoire.
Source : communiqué de Maximo Robotics.

